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Civilisation britannique

Que se passe-t-il depuis le 23 juin, quand les Anglais ont voté en faveur du Brexit ?


Index : Changement politique Préparer le terrain L'ordre post-Brexit ?
Page blog qui sera réactualisé au fil des événements

A voir aussi...
la Grande Bretagne et l'Europe des débuts à 2016
Les Britanniques ont voté;  mais il n'est pas sûr que le Brexit aura lieu. Au contraire, il faut éviter le Brexit, non seulement pour la Grande Bretagne, mais parce qu'un Brexit aurait probablement de graves conséquences pour les autres pays européens.
► En anglais.....   Timeline of events since the referendum

le 7 novembre 2016
L 4 novembre, les juges de la Haute cour (High Court), saisie par des particuliers, ont jugé que le Gouvernement britannique ne peut pas déclencher l'article 50 du Traité de Lisbonne  - premier pas vers la réalisation du Brexit - sans y être autorisé par le parlement.
  Le gouvernement va faire appel au jugement auprès de la Cour suprème - verdict attendu en décembre.
  Theresa May insiste vaillamment que le gouvernement gagnera en appel, et que son calendrier du Brexit, avec déclenchement de l'article 50 avant fin mars 2017, n'est pas remis en cause.  Mais rien n'est moins certain.
  Il est impossible de savoir comment tranchera la Cour Suprème, qui ne fonctionne que depuis 2009 et n'a jamais eu à trancher dans un cas similaire ; mais dans la mesure où la Haute cour et la Cour suprème évaluent des contentieux sur la base de la validité juridique, on peut penser qu'il est peu probable que les juges de la Cour suprème contredisent leurs collègues de la Haute cour.  Mais cela reste une hypothèse.
  Si la Cour suprème valide le jugement de la Haute cour, on peut s'attendre à au moins une année de tractations au niveau parlementaire; et même s'il semble peu probable que les parlementaires voteraient majoritairement contre le Brexit, nombreux n'hésiteront pas à exiger des limites. Une majorité pourrait très bien voter contre un "Brexit dur", avec sortie de la Grande Bretagne du marché unique.
  Cela déclencherait une élection législative anticipée, qui serait une élection pour ou contre le Brexit.... ou pour ou contre le Brexit dur.
   Pour l'instant, les Conservateurs sont en position de force à cause de la faiblesse du parti Travailliste. Mais dans l'état actuel de la situation en Grande Bretagne, prévoir  le résultat d'une élection anticipée sur la question du Brexit serait totalement et absolument impossible. Le paysage des partis politiques rique d'être complètement chamboulé par rapport à la simple opposition classique Conservateurs / Travaillistes.


le 13 octobre 2016

La livre redégringole depuis quelques jours, et le public commence enfin à ressentir les conséquences. Le grand supermarché Tesco a refusé les nouveaux tarifs proposés par le géant de l'agroalimentaire Unilever, et des spécialités comme la "Marmite" ont disparu des rayons de certains magasins. Un accord a été trouvé plus tard, mais les prix vont augmenter. Certains parlent de +10% sur de nombreux produits importés – de quoi faire hésiter pas mal de Britanniques qui ont voté en faveur du Brexit, et râler sérieusement ceux qui ont voté contre....  
   En réponse à certains, qui rêvent toujours que les Britanniques pourront ne plus accepter la liberté de circulation des ressortissants européens et en même temps rester dans le marché unique, ou avoir le beurre et l'argent du beurre, selon Boris Johnson, Donald Tusk, Président du Conseil européen, vient de rappeler que ce ne sera pas possible.Ou pour le dire en VO avec l'expression anglaise...
   "Buy a cake, eat it, and see if it is still there on the plate."
Pour la première fois, un haut responsable européen dit publiquement qu'il pense que le Brexit n'aura peut-être pas lieu – possibilité évoquée sur Angleterre.org.uk depuis le 24 juin, lendemain du référendum. (Eviter le Brexit?)

le 3 octobre 2016
La première ministre Theresa May indique qu'elle activera l'article 50 du Traité de Lisbonne avant fin mars 2017. Certains analystes estiment que la probabilité d'un "Brexit dur", proné par la droite souverainiste du Parti conservateur, et impliquant une sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne et des accords du marché unique, est devenu plus probable.
   La livre sterling est tombée à son plus bas depuis 2009 tandis que la Bourse de Londres continue de monter, la baisse de la livre étant bonne pour les exportations britanniques.

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Trois mois après le référendum, où en sont les Britanniques? Le Brexit se profile-t-il à l'horizon, ou la vue s'estompe-t-elle ?

   Le vote en faveur du Brexit fut aussi déroutant qu'inattendu. Le soir du 23 juin 2016, très peu de personnes pensaient que le "oui au Brexit" l'emporterait. On peut même dire qu'un vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne n'avait même pas été envisagé, même au sein du gouvernement qui avait organisé le référendum. Le référendum n'était pas vraiment pour permettre aux électeurs britanniques d'extirper le pays  de l'Union européenne – et bon nombre d'électeurs l'ont compris ainsi, en votant Brexit pour un tas de raisons largement déconnectées de considérations européennes.
   On a voté Brexit pour voter contre le gouvernement de David Cameron, ou contre les immigrés, ou contre la vie chère, ou contre les impôts, ou pour plus d'argent public pour le service de la santé, ou contre l'idée d'une armée européenne. De nombreuses personnes âgées ont voté dans l'espoir que cela permettrait de retrouver "l'Angleterre telle qu'elle était autrefois". Au nord de l'Angleterre on a voté contre le sud, plus riche, plus aisé. On a voté pour des idées reçues, contre des idées reçues, pour des chimères, contre des chimères. Bref, tout et n'importe quoi.
   Ce n'est pas comme cela que cela devait se passer, et le 23 juin au soir, personne n'était préparé – d'où le coup de masse qui pendant quelques semaines a rendu KO la moitié de la population et de la classe politique.
   Trois mois plus tard, on ne fait que commencer à recoller les morceaux d'un pays divisé, et à mettre en route le long processus qui mènera peut-être à la sortie effective de la Grande Bretagne de l'Union européenne. Peut-être. Rien n'est encore sûr, même si la Première Ministre Theresa May tente régulièrement de rassurer les Britanniques qui ont voté en faveur du Brexit, en rappelant  que "Brexit, ça veut dire Brexit", et que même si les choses n'avancent pas vite, c'est là où elle va.

   Que s'est-il donc passé depuis le 23 juin en matière de progrès vers le Brexit? La réponse est contradictoire. En termes de politique intérieure, la Grande Bretagne a connu un séisme, presque un coup d'état de palais. En termes de marche vers le Brexit, presque rien ne s'est passé.

Mise en marche vers le Brexit

Changement du paysage politique

   Le 23 juin, la Grande Bretagne était gouverné par un gouvernement d'apparance très stable, sous le contrôle d'un premier ministre David Cameron, plebiscité par son parti à peine plus d'un an plus tôt pour avoir gagné haut la main les élections législatives qui ont permis pour la première fois depuis 18 ans la création d'un gouvernement 100% Conservateur.
   Le 24 juin, c'était la guerre ouverte au sein du parti entre l'aile droite nationaliste, largement en faveur du Brexit, et la tendance centre droite - représentant plus de la moitié des élus du parti, très hostile au Brexit.
Theresa May
Theresa May
   La suite s'est déroulée comme dans une pièce de Shakespeare, avec accusations, ralliments, assassinats politiques, retournements de veste, et finalement la désignation par les parlementaires (au lieu de l'élection par les membres du Parti) de leur nouvelle patronne, la nouvelle Première Ministre Theresa May.
   Le choix de May était un pis-aller. L'ancienne Ministre de l'Intérieur n'avait pas été vue comme successeur éventuel de Cameron, ne serait-ce que dans la mesure où elle avait fait campagne pour le maintien de la Grande Bretagne au sein de l'UE. Sa nomination a donné des espoirs aux Britanniques qui avaient voté contre le Brexit, et des craintes de trahison à nombreux qui avaient voté en faveur du Brexit. Une "anti-Brexit" aux commandes de la Grande Bretagne pour établir  le processus de sortie du pays de l'Union et mener à bien les négociations ; la situation serait pour le moins inédite.
   May a poutant surpris, en déclarant vouloir mener à bien la tâche du Brexit, conformément au résultat du référendum.  La surprise était encore plus grande, et pour certains la tragédie encore plus profonde ou le ridicule encore plus complète, quand elle a nommé son équipe... en mettant aux postes clés pour mener à bien le Brexit trois figures clés de la campagne pour la sortie.... trois parlementaires désormais appelés les "Trois Brexitaires", Boris Johnson au Foreign Office, David Davis au Ministère pour le Brexit, et Liam Fox au Commerce extérieur.
    C'est Johnson, populaire, populiste et politicien qui plus que toute autre personne avait fait gagner le Brexit au référendum. Donné favori pour succéder à David Cameron dans le cas inenvisageable d'une victoire du Brexit, il fut assassiné politiquement par son rival Michael Gove quelques jours après le vote. On le croyait mort politiquement, jusqu'à ce que May le ressuscite en le nommant au poste de Ministre des Affaires étrangères.
   Davis, figure un peu grise à l'aile droite du Parti Conservateur, a toujours été eurosceptique.
   Quant à Fox, également eurosceptique de l'aile droite du Parti Conservateur, on le considérait lui aussi comme un homme du passé, ayant été contraint de démissioner de son poste de Ministre en 2011 par David Cameron pour avoir donné à un ami lobbyiste un accès inapproprié au Ministère de la Défense.
   May a donc surpris. Cependant, est-ce qu'elle veut vraiment réussir le Brexit, celle qui y était défavorable avant le 23 juin, ou s'est-elle embarquée dans un jeu politicien très rusé? Mettre dans les trois postes clés pour les négociations sur le Brexit trois des leaders de la Campagne pour le Brexit lui laisse beaucoup de latitude en cas d'échec ou d'embourbement de ces négociations.
   En cas d'échec, plus personne ne pourra se retourner contre elle en disant qu'elle n'avait pas été sérieuse. Si le jour venu les "Trois Brexitaires" n'ont pas pu obtenir pour la Grande Bretagne des conditions post-Brexit aptes à assurer la stabilité économique, l'argument pour un arrêt du processus aura gagné beaucoup de poids. mais pour l'instant, on n'en est pas là, et cela reste de la spéculation.

   Dernier rebond dans la suite politique du vote en faveur du Brexit, David Cameron, qui n'était plus au gouvernement de Madame May, a annoncé en septembre qu'il quitte la politique. Il a démissionné de son poste de député, et va se consacrer à d'autres choses, notamment à quelques projets de société qu'il avait promu en tant que Premier Ministre. Il y aura donc à l'automne une élection législative partielle pour le remplacer, élection à surveiller avec beaucoup d'attention même si dans sa circonscription rurale de l'Oxfordshire la  victoire d'un candidat autre que Conservateur parait très improbable.
   Mais il y a aussi peut-être dans la décision de Cameron, près de trois mois après le référendum, de quitter la Chambre des Communes d'autres raisons que de ne pas gêner Madame May. Selon des proches, Cameron quitterait la politique parce qu'il considère que le Gouvernement May va dans la mauvaise direction sur plusieurs points clés, sur l'économie, sur l'éducation ... sans parler du Brexit. Et certes, le gouvernement May adopte des politiques qui sont sur plusieurs registres bien différentes de celles sur la base desquelles les électeurs britanniques ont choisi un gouvernement Conservateur en 2015.
   Si le parti Travailliste n'était pas en même temps en train de parcourir une crise existentielle entre son aile gauche, menée par Jeremy Corbyn, et son aile social-démocrate qui regroupe la grande majorité de ses députés, le parti Conservateur serait bien fragilisé par ses propres divisions ; mais compte tenu des divisions du Labour, la situation des Conservateurs semble bien moins fragile. Madame May pourrait sûrement, si elle le voulait, dissoudre le parlement, convoquer de nouvelles élections législatives, et en sortir avec une majorité accrue.... si tout devait aller selon les prévisions. Mais le référendum a démontré que tout ne va pas toujours selon les prévisions, et pour cette raison et d'autres May a exclu de nouvelles élections ; après la crise du Référendum, la Grande Bretagne n'a nullement besoin d'une autre crise.

La marche vers le Brexit.

Que s'est il passé depuis le 23 juin? Passé l'euphorie des Eurosceptiques au lendemain du référendum, pas grande chose – à part une certaine perte d'illusions. Au contraire, l'économie britannique poursuit sa croissance :  fin août, deux mois après le référendum, le chômage continuait de baisser, pour se situer à un niveau de 4,6%, la livre sterling avait stoppé son déclin, et l'indice FTSE 100 de la Bourse de Londres était à 10% au dessus de son niveau du 23 juin... comme si rien ne s'était passé. Ou serait-ce parce qu'en réalité, c'est bien ça ; rien ne s'est passé.  Le Royaume Uni est toujours membre de l'UE, les vraies négociations n'ont pas commencé, et nombreux sont ceux qui pensent qu'en fin de compte le Brexit n'aura pas lieu. Ou du moins, on s'acheminera vers un Brexit "light", loin de la rupture pronée par l'UKIP et les souverainistes ultra-libéraux.
     Avant le 23 juin, de nombreux Britanniques pensaient qu'en cas de victoire du "Leave", en faveur de la sortie de la Grande Bretagne, fin juin tout aurait été bouclé. La Grande Bretagne aurait quitté l'Union européenne. Evidemment cela n'allait jamais se passer ainsi, même si certains politiciens du Leave laissaient volontiers perdurer cette illusion.
   Même après le référendum, de nombreux chantres du Brexit, comme d'ailleurs de nombreux politiciens en Europe comme François Hollande, disaient haut et fort qu'il fallait que les choses aillent au plus vite.
   La réalité est ailleurs. Le processus du Brexit sera très long... ou sera abandonné, ou capotera – cette dernière possibilité n'étant dans l'intérêt de personne, ni des Britanniques, ni des Européens.
   Depuis l'été, Madame May et ses ministres ont entamé quelques pourparlers avec leurs homologues en Europe et ailleurs; mais pour l'instant on n'est qu'au stade de déterminer les règles du jeu avant que la Grande Bretagne ne puisse même penser au déclenchement de l'Article 50 du Traité de Lisbonne, qui mettra en route le processus d'extrication du Royaume Uni de l'Union européenne.
   Fraîchement arrivée au 10 Downing Street,  Madame May disait qu'elle n'engagerait pas l'Article 50 avant début 2017.  Maintenant c'est "à un moment donné en 2017".  
   Quant à David Davis, l'évolution est plus nette. Fin juillet il clamait avec assurance que la Grande Bretagne pourrait facilement négocier de bonnes conditions de libre échange avec le reste de l'Union européenne. Mais devant une commission de la Chambre des Lords mi-septembre, le ton avait changé. "Ces négociations risquent d'être les plus compliquées des temps modernes, peut-être même la négociation la plus compliquée de de tous les temps."
   Illustration de la difficulté: le lendemain, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a répété que l'accès au Marché Unique européen resterait soumis au principe de la libre circulation des personnes.
   Ainsi, parmi toutes les difficultés à résoudre pour trouver une issue favorable à l'impasse actuelle il y en aura une qui restera au coeur du débat . D'un côté l'insistance européenne que le principe de libre circulation des personnes est une sinéquanone pour tout pays souhaitant accéder librement au Marché unique européen ; de l'autre côté le b.a.-ba des Brexitaires britanniques, pour qui la Grande Bretagne doit "reprendre le contrôle de ses frontières", et pouvoir limiter l'accès aux emplois voire au pays à qui elle veut, y compris à des ressortissants de pays européens (lire pays de l'Europe de l'est).  Pour l'instant c'est le choc entre une force irrésistible et un objet immuable.

La mise en place de l'ordre post-Brexit

  Au G20 en Chine, malgré les sourires pour la presse, Madame May a été fraîchement accueillie. Le Brexit, même avant d'avoir lieu, déstabilise l'économie mondiale, et Japonais et Américains ont montré leur agacement. Pour les médias, Madame May a préféré parler de ses bonnes discussions avec les Indiens et les Australiens, en vue de futurs accords commerciaux bilatéraux avec ces pays. C'est bien ce que veut la Grande Bretagne, cette liberté de négocier ses accords commerciaux bilatéraux, libres des contraintes de l'UE ; mais c'est faire fi des désavantages de tels accords commerciaux, accords qui risquent d'être beaucoup plus intéressants pour l'Inde ou pour l'Australie que pour la Grande Bretagne.
   Bien sûr que les Australiens seront prêts à signer un accord de libre échange avec la Grande Bretagne post-Brexit.... pour y écouler leurs produits agricoles, leur métaux, leurs produits manufacturés.... contre l'importation de quelques Rolls Royce ou Range Rover. L'Australie exporte plus vers la Grande Bretagne qu'elle n'en importe, et en cas d'accord post Brexit, l'écart se creuserait sûrement. D'ailleurs la Grande Bretagne ne l'intéresse que modérément; la grande partie de son commerce extérieur est aujourd'hui avec les pays asiatiques, ce qui n'était pas le cas il y a 30 ans.
   En ce qui concerne les pourparlers avec des pays tiers, rien n'empêche la Grande Bretagne d'entamer des négociations en vue de futurs accords ; au sein de l'UE, c'est différent. Selon la Commission, aucune discussion préalable n'est possible avant que le Royaume Uni ne déclenche l'Article 50. Ainsi, les discussions informelles qui ont lieu n'ont pas droit de cité, et même le Parlement britannique n'est au courant de rien – d'où l'impression que rien ne bouge.
   Mais il est probable qu'effectivement rien ne bouge. Aucune négociation formelle n'a eu lieu, aucune équipe de négociateurs n'existe, rien n'a été décidé à part que "Brexit est Brexit", et que le Royaume Uni s'y prépare, sans savoir vraiment ce qu'il veut obtenir – et encore moins ce qu'il pourra obtenir.
   Tout n'est même pas harmonieux entre Madame May et ses Trois Brexitaires. Davis et Fox pensent que la Grande Bretagne peut se passer d'un accès priviligé au Marché Unique européen, en dépit du fait qu'il s'agit du marché le plus important pour les exportations britanniques ; May est plus nuancée, et Johnson assure que les exportateurs britanniques "auront toujours accès au Marché unique."  Les désaccords ne font que commencer. On est passsé de l'étape "Allons-y" à l'étape "Il faut un temps de réflexion", étape qui risque de durer, sinon de perdurer.

   Bref, le Brexit n'est pas pour demain. Et cela sans parler de l'autre grande question qui divise l'opinion publique en Grande Bretagne. La Première Ministre dispose-t-elle d'un pouvoir régalien pour invoquer l'Article 50 et ainsi mettre formellement en route le processus du Brexit, ou cela doit-il être approuvé par le Parlement, comme fut l'adhésion à la Communauté européenne il y a plus de 40 ans ? Deux recours sont en cours pour exiger un vote du Parlement ; et même si Madame May dit actuellement qu'elle dispose d'un pouvoir régalien en la matière, on peut se demander si un Premier Ministre oserait même prendre une décision engageant l'avenir du pays sans s'en remettre au Parlement.
   Dans l'histoire du Brexit, il reste énormément de si..... Affaire à suivre.


Andrew Rossiter
Ancien maître de conférences à l'université de Franche-Comté







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Le 23 juin, les Britanniques ont voté contre le maintien de leur pays au sein de l'Union européenne. C'était la consulation populaire la plus importante depuis la seconde guerre mondiale, et déterminera non seulement l'avenir du pays pour des décennies à venir, mais aussi l'avenir de toute l'Europe.

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