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En bref : l'Economie de l'Angleterre et du Royaume Uni

Sur cette page : Actu­alités écono­miques Petite synthèse de l'économie britannique Forces et faibl­esses de l'écon­omie britannique

Actualités Economiques  des derniers mois

Septembre 2018
Toujours une grande confusion sur le Brexit. Le gouvernement britannique est déchiré entre l'aile droite du parti Conservateur partisane du Brexit dur  (ni UE, ni marché unique, ni union douanière), et les modérés qui ont peur d'un tel scénario; et puis la Résistance commence à s'organiser, avec le parti Libéral Démocrate qui cherche à réunir tous ceux qui veulent arrêter le Brexit, sous la bannière "Exit from Brexit".  Tout sera déterminé avant la date butoire du 19 mars 2019, date annoncée de la sortie du Royaume de l'Union européenne.
  En attendant, la livre sterling a perdu environ 25% de sa valeur en 3 ans.... permettant à la Grande Bretagne d'afficher toujours une bonne santé économique. L'industrie du tourisme caracole sur le dos d'une livre bon-marché, et les exportations de services (qui n'ont pas besoin de matières premières importées) en profitent aussi.
  Mais revers de la médaille, l'inflation grimpe plus vite que les salaires; et même si le chômage a atteint un bas historique (4,4% en juillet 2017... resté stable depuis), les salaires sont moins élevés et le Britanniques ont moins de revenu disponible. En même temps les services publics souffrent de nouvelles restrictions budgétaires.

Juillet 2016
La Grande Bretagne a voté "oui" au Brexit. La livre a perdu plus de 12% de sa valeur dans les jours suivant le scrutin. L'économie britannique est désormais rentrée dans une période d'extrème incertitude, qui durera au moins jusqu'à la fin de l'été. L'avenir dépendra de si, oui ou non, le prochain Premier ministre décide réellement de retirer le pays de l'Union européenne en activant l'article 50 du Traité de Lisbonne
   Pour plus d'informations sur l'évolution et les multiples retournements de situation au Royaume Uni, voir Brexit: calendrier ou scénario alternatif ?.



Petite synthèse de l'économie Britannique depuis Margaret Thatcher

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Economie anglaise - le libéralisme plus ou moins consensuel

Contrairement à certaines idées reçues, l'économie britannique n'est pas un jungle libéral du chacun-pour-soi : c'est une économie moderne – non sans problèmes – dont les maîtres mots aujourd'hui sont liberté, équité, opportunité. Du moins dans le principe.

A la fin des années 1970, l'économie britannique fut dans l'impasse; déficits croissants, chômage, conflits sociaux, inflation. La Grande Bretagne était "le malade de l'Europe" - the sick man of Europe. Puis est arrivée Margaret Thatcher, la "Dame de Fer". Celle-ci s'est engagée à construire une économie britannique moderne et saine, en débarrassant le pays de ses dettes, de ses vieilles structures, de son bureaucratisme, de ses pratiques industrielles démodées, et du pouvoir parfois estropiant de ses syndicats.
    La maladie économique du pays était grave, et  la médecine préscrite par Madame Thatcher fut amère et dure à avaler.  Abandon des secteurs économiques malades, baisses des aides publiques, baisse du nombre de fonctionnaires, privatisations, baisses des impôts notamment pour les sociétés, retour aux équilibres. A court terme le résultat fut désastreux; hausse du chômage, hausse de la pauvreté, explosion des mouvements sociaux. Le pays en a souffert, mais la Dame de Fer a gagné son pari, et à partir du milieu des années 1980, l'économie britannique s'est redressée pour retrouver sa place, à la fin du siècle, parmi le peloton de tête des économies européennes – cela bien après la fin de l'ère Thatcher.

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    L'autre résultat de l'ère Thatcher fut de contraindre la Gauche anglaise à repenser sa stratégie, et à se refonder intégralement, ce qu'elle a fait. Le Nouveau Travaillisme s'est démarqué radicalement du vieux Labour, en adoptant une ligne économique socio-libérale, version plus sociale du libéralisme des Conservateurs. Quand, après 18 ans dans l'opposition, les Travaillistes sont revenus en 1997 au pouvoir, ce ne fut pas pour défaire ce que leurs prédecesseurs avaient fait. Ni Tony Blair ni Gordon Brown n'ont remis en question l'essentiel des réformes libérales mises en place par Thatcher ou John Major; ils ont poursuivi avec des politiques de baisses des impôts sur les particuliers et sur les entreprises, tout en procédant à des hausses sur d'autres formes d'imposition.....  Aux alentours de 2002, la croissance était forte, et l'économie britannique avait l'air fleurissante : à condition de ne pas regarder de trop près.
   Margaret Thatcher était intraitable sur la question des déficits ; elle a tout fait (sans y parvenir tout à fait) pour rétablir les équilibres de telle sorte que les dépenses publiques ne dépassent pas les recettes. Mais ses successeurs, tant Conservateurs que Travaillistes, ont été moins pointilleux à cet égard. Après Thatcher, et pour faire du Conservatisme "social", le gouvernement de John Major a fait exploser les déficits. Un déficit record fut creusé en 1993 avant que la situation ne s'améliore. Durant les premières années du gouvernement Blair, de 1998 à 2001, le budget britannique a même connu 4 années sans déficit, avant de replonger dans le rouge. Et puis ce fut à nouveau la crise.
    Que s'est-il passé? En bref, les dépenses (santé, armées, éducation, infrastructures, fonction publique, allocations, retraites) ont cru bien plus vite que les recettes, malgré une réelle augmentation des recettes fiscales. En même temps, la Grande Bretagne a été particulièrement affectée par la crise des subprimes aux USA, compte tenu de l'importance du secteur financier de la place de Londres. Depuis le krach et l'augmentation sérieuse du chômage qui en a découlé, les gouvernements successifs, Travaillistes et puis Conservateurs, ont redoublé d'efforts pour à nouveau étrangler les déficits et remettre la Grande Bretagne sur le chemin de l'équilibre budgétaire.
    On dit que l'histoire se répète; et comme à l'époque Thatcher, la cure imposée fait mal. En 2011, le chômage a atteint des niveaux inconnus depuis une génération - quoique moins élevé qu'en France et que la moyenne des pays de l'UE. La plupart des Britanniques ont connu une réelle baisse du pouvoir d'achat, et le pays joue avec la récession, mais les déficits commencent à se réduire lentement.
    Les analystes ont été divisés sur la santé de l'économie britannique en 2012. Pour beaucoup, l'économie était dans l'impasse car elle n'arrivait pas à redécoller. Pour d'autres elle était sur la bonne voie, mais devrait être aidée par une petite relance et une moindre prioritisation de la réduction des déficits. Enfin, pour le Chancellier (ministre des finances), la réduction des déficits - par la baisse des dépenses, non par l'augmentation des impôts -  restait la cible prioritaire, car il s'agissait pour lui de l'unique manière de retrouver une bonne santé économique - même si la médecine était dure à avaler. (Voir Budget de l'austérité  2010)
     Les résultats du second trimestre 2012 ont été mauvais - baisse de 0,5% du PNB (chiffre corrigé après une première prévision de -0,7%), indiquant que la Grande Bretagne était très nettement en récession. Mais en même temps l'économie crée des emplois, sans compter l'effet JO. Les Britanniques avaient l'air de faire plus avec moins. 
    Dans l'ensemble les Britanniques ont accepté la situation et les sacrifices avec leur phlegme légendaire et leur pragmatisme insulaire. Les fonctionnaires ont fait des bras d'honneur en organisant des jours de grève, les médecins ont protesté contre la baisse de leur retraites, mais l'opinion publique n'était favorable ni aux uns ni aux autres. Au milieu de l'année 2012, elle était plus concernée par la préparation des JO, par le temps pourri, et par les troubles de la zone Euro. Le spectre d'une tragédie économique à la grèque ou à l'espagnole ne faisait que renforcer la conviction des Anglais qu'il valait mieux avaler la médecine, malgré le goût amer.
   En 2013, l'économie a commencé à montrer de bon signes de reprise. Même le porte parole pour l'économie du parti Travailliste a félicité le gouvernement pour l'amélioration – tout en critiquant la méthode. Mais c'est le rôle d'une opposition parlementaire; et les Travaillistes sont à peu près sur la même ligne.
   En 2014, l'économie britannique se distingue comme la plus performante des pays industrialisés. A la fin de l'été, le chômage est retombé à 2 millions, son plus bas niveau depuis six ans, les prévisions de croissance annuelle pour 2014 sont de l'ordre de +3%, les entreprises créent des emplois, le secteur industriel est désormais plus efficace, très flexible, et très compétitif, et les prévisions restent optimistes.
   Mais depuis l'annonce du Brexit, la Grande Bretagne est passée de la première place (avec une croissance de 3,1% en 2014) à la dernière place des pays du G7 en termes de croissance  (croissance 1,4% en 2017  - prévue à 1,3% en 2018).

Forces et faiblesses de l'économie britannique:


Les forces de l'économie britannique:

Les faiblesses de l'économie britannique :


Petite histoire de l'économie Britannique depuis Margaret Thatcher.  La Dame de Fer - qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas - a jeté les bases de la nouvelle économie britannique, mais ses conseils n'ont pas toujours été suivis. L'économie britannique a subi de plein fouet les crises économiques mondiales depuis 2007, et malgré certaines signes encourageantes (notamment par rapport à d'autres pays) l'économie anglaise peine un peu longuement à redémarrer.

Structure de l'économie britannique (2010) en PNB.  

Secteur primaine (agriculture) :  0,9%
Secteur industriel:  22,1%
Secteur tertiaire (services) : 77%
Source: ONS


Voir aussi :  
Les entreprises en Grande Bretagne
Travailler en Grande Bretagne



Rangerover
Range Rover - exemple d'une industrie automobile anglaise qui embauche après des années de traversée du désert. Les emplois sont en
Angleterre, même si la marque est désormais filiale de l'Indien Tata.

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